Palais de la culture à Varsovie

Sur les traces d’arrière-grand-parents polonais – Partie 2

Un taxi m’attend et me mène à la gare ferroviaire où j’achète mon billet pour Varsovie, à 5 heure de train de Kalisz. Je vois le soleil se lever sur le quai de la vieille gare décrépie. Les couleurs sont magnifiques, l’instant magique. Peu à peu le quai se remplit de voyageurs et le train arrive dans un strident grincement de freins.

Sue le quai de la gare de Kalisz

Dans le wagon, je suis avec une femme et ses deux enfants. Je suis étonnée qu’ils ne s’adressent pas la parole jusqu’à ce que je comprenne que l’un des enfants est sourd-muet. Le voyage est donc plutôt silencieux et dans une ambiance tropicale. De fait le chauffage des trains polonais est au maximum et il y fait extrêmement chaud, soit un grand choc thermique en comparaison avec la température extérieure. J’essaie de ne pas m’endormir pour admirer le paysage qui défile : de grandes plaines agricoles ou de hautes forêts de conifères dans lesquelles on imagine des loups se cacher.

A Varsovie je descends une station trop tôt, en banlieue. Du coup je marche à travers les larges rues vides et froides à l’architecture soviétique. Une étrange introduction à cette ville qui fut quasiment totalement rasée pendant la guerre. Une ville difficile à appréhender, immense et étendue, traversée par de grands parcs bordés de majestueuses maisons, scindée par la Vistule, large rivière aux abords quasiment inaccessibles car séparée de la ville par des ceintures routières. D’ailleurs il faut souvent emprunter un pont pour passer d’un trottoir à un autre, les rues ne comportant pas de passage piéton.

Palais de la culture à Varsovie

Il y a le centre de Varsovie avec son imposant palais de la culture, héritage du passé soviétique, et ses immenses tours de verres semblables à celles de la Défense qui furent construites à l’emplacement de l’ancien ghetto juif . Il y a le « vieux » Varsovie, un quartier totalement reconstruit après la guerre sur le modèle de celui qui fut détruit. On se croirait projeté au 19ème siècle. Et il y a ces larges avenues, ces bâtiments froids, surtout quand la lumière hivernale est insuffisante pour réchauffer l’atmosphère. Je passe l’après-midi à errer dans les rues. Je découvre un café et un restaurant sympas. Mais dans l’ensemble mon court séjour à Varsovie est difficile, je commence à tomber malade et les occupants de mon auberge de jeunesse sont peu sympathiques. Là encore je m’endors très vite.

Street Art à Varsovie

Street art dans le centre de Varsovie

Centre historique de Varsovie

Le lendemain matin je profite du soleil et des grands parcs de Varsovie habités par des hordes d’écureuils que je m’amuse à mitrailler de photos. Je veux aussi voir la Vistule mais comme je l’expliquais, son abord est difficile. Je me retrouve sous un pont avec d’immenses fresques peintes : j’ai vraiment le chic pour me retrouver dans de drôles d’endroits !!!

Street Art à VarsovieStreet Art à VarsovieEcureuil dans le parc de Varsovie

Je repasse à l’hôtel récupérer mes affaires et me rends à la gare centrale de Varsovie. J’emprunte un RER magnifique, très confortable… mais seulement pour quelques stations. Je descends à une gare routière de laquelle le bus pour Łomża part. Le voyage dure 4 heures. Je suis ravie, il y a Internet ce qui me permet de travailler pendant le trajet. Arrivée à Łomża je prends un taxi pour rejoindre mon hébergement. Il s’agit d’une chambre dans un bâtiment à l’arrière de la maison de mes hôtes, très sympathiques. Je regarde les horaires de bus pour me rendre le lendemain matin à Drozdowo le village de mon arrière grand père. Malheureusement il semble qu’il n’ y en ait pas car ce sont les vacances scolaires. Le village se trouve à 7 km de mon hôtel. Je décide de tenter l’aventure s’il fait beau. En attendant je vais dans le centre-ville pour dîner. Je trouve un superbe restaurant avec une patronne très sympathique.

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