Façades à Bucarest

Bucarest : Roumanie J1

Arrivée à Bucarest

Dans le bus de l’aéroport de Bucarest à 16 km du centre nous découvrons son architecture hétéroclite, assez typique des villes d’Europe de l’Est. En banlieue de belles villas avec une architecture qui fait presque penser à celle des pays méditerranéens. Puis des immeubles gris type communistes qui cotoient d’anciennes belles bâtisses colorées. Parfois certaines d’entre elles ont été rénovées.

Un bâtiment abandonné à Bucarest

Nous logeons dans l’ancien quartier juif. Dans la rue, pour mon plus grand bonheur, plusieurs bâtiments abandonnés en état de délabrement plus ou moins avancé. Dans la rue un enfant joue à Tarzan en utilisant un câble électrique comme liane. On se dirige vers le centre de Bucarest en traversant la large artère principale.

Le cloitre d'une église orthodoxe à Bucarest

Le centre est parsemé de magnifiques petites églises orthodoxes qui comprennent parfois un cloître. Quelques tourites et beaucoup de jeunes occupent les terrasses encore ensoleillées en cette fin de journée d’octobre. C’est dimanche, beaucoup de badauts se promènent dans les rues piétonnes. Le contraste avec le quartier où nous logeons est saisissant. Dans le centre des restaurants modernes et « lounges » se cotoient. Niveau cuisine il y en a pour tous les goûts et on remarque notamment beaucoup de restos français, et même un vendeur de macarons.

Une entrée de bar originale à Bucarest

Les petites rues étroites sont comme un labyrinthe, on y croise plusieurs fois un étrange couple qui dégustent une sorte de bretzel géant. De notre coté on aimerait bien aussi en déguster. Mais on ne trouve que des restaurants « touristiques ». Et quand on s’éloigne du centre , impossible de trouver une cantine. Affamés on finit par jeter notre dévolu sur un restaurant italien. Pas typique mais délicieux !

Une arrière cour insolite à Bucarest

On ressort vers 18h. On traverse un marché aux puces. Un concert se tient un peu plus loin en plein air. Alors qu’il nous avait semblé que les magasins étaient fermés le dimanche après-midi, nous en croisons plusieurs d’ouvert. Parmi la population, nous n’avions croisés que des ados et des cinquantenaires, nous rencontrons enfin des trentenaires. Bucarest se métamorphose le soir venu.

Un immeuble de caractère à Bucarest
une sculpture de tête grimaçante à Bucarest

J. a repéré un festival de cinéma d’animation Animest le soir même. En nous y rendant on fait la connaissance d’Adrien, un jeune peintre roumain qui rêve de faire les beaux arts de Paris. Dans notre hostel on parle avec Antoine, un français qui voyage en Roumanie depuis plusieurs semaines. Il nous explique qu’il y a plusieurs manifestations ces dernières semaines car un gisement de gaz va de nouveau être exploité dans le centre du pays ce qui va provoquer l’expulsion de villageois et des dégats écologiques.

Le festival de cinéma dure plusieurs jours et présente des films d’animations connus mais aussi des court métrages. Nous visionnons ainsi plusieurs films d’animation durant une bonne heure. La salle n’est pas très remplie mais il faut dire qu’il est 10h un dimanche soir. Nous avions oublié qu’il y avait une heure de décalage horaire avec la France et avons manqué la séance précédente. A la fin des courts métrages, un réalisateur turque et une réalisatrice néérlandaise viennent présenter leur production respective. Le public est aussi invité à poser des questions. Quelques unes sont lancée dans un anglais remarquable. On retiendra l’intervention d’un spectateur qui indique à l’un des réalisateurs que le titre de son court métrage « Bolut » signifie en roumain… fellation. Voilà de quoi élargir notre vocabulaire en roumain !

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